Lubero : les sociétés civiles de Njiapanda s’opposent au déploiement de la MONUSCO

La synergie des sociétés civiles de Njiapanda, sur l’axe Manguredjipa, dans le territoire de Lubero (Nord-Kivu), a exprimé son opposition au déploiement des casques bleus de la MONUSCO dans cette région.

Cette position a été rendue publique ce dimanche 21 décembre 2025, à l’issue d’une assemblée générale tenue à Njiapanda-Manguredjipa, en présence des différentes composantes de la société civile et d’une frange importante de la population locale.

Les participants, issus notamment des localités situées le long de l’axe Butembo-Manguredjipa, disent ne pas percevoir l’impact positif de la présence des forces onusiennes dans les zones qu’elles occupent depuis plusieurs décennies.

Selon eux, malgré le mandat de protection des civils confié à la MONUSCO, la situation sécuritaire reste préoccupante et continue de se dégrader, marquée par la persistance des violences attribuées aux groupes armés ADF et AFC/M23.

Face à cette insécurité persistante, les structures citoyennes affirment placer leur confiance dans la coalition des Forces armées de la RDC (FARDC) et de l’armée ougandaise (UPDF), ainsi que dans les groupes d’autodéfense qualifiés de « véritables Wazalendo ».

Elles estiment que la volonté et l’engagement des forces déjà déployées sur le terrain sont suffisants pour mettre fin à l’activisme des ADF dans la région.

Au cours de cette assemblée générale, une déclaration a été lue par Monsieur Kambale Mayani Naasson, coordonnateur de la Nouvelle Société Civile de Njiapanda, réaffirmant le rejet catégorique de toute nouvelle implantation de la MONUSCO à Njiapanda et sur l’axe Manguredjipa.

Par ailleurs, les sociétés civiles dénoncent ce qu’elles qualifient de campagne de désinformation à leur encontre.

Elles condamnent les propos d’un journaliste ayant couvert la rencontre tenue à Beni le 11 décembre dernier, ainsi que ceux du porte-parole de la MONUSCO, les accusant, selon elles, d’être en connivence avec la mission onusienne et de soutenir son acceptation dans la région.

Les structures citoyennes regrettent qu’une rencontre initialement organisée pour lutter contre la désinformation ait paradoxalement contribué à la propagation de fausses informations. Une situation déplorée par Katembo Kabunga Fiston, acteur de la société civile force vive locale.

Jerlas Mashauri

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